Les Scorpions de Ouarzazate

05 avril 2015

Zanimos 78

Le Gendarme

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Le gendarme rouge est un insecte utile, dans la mesure où il est capable de faire sauter les PV en les bouffant, contrairement à son homologue bleu, qui se poste au bord des routes pour rédiger les PV en question.

Le nom scientifique du gendarme est Gendarmus Bouffus de Pévus. Il vit en colonies gendarmesques, où les couples se forment gaiement et donnent de jolis bébés gendarmes, qui ressemblent à leur papa et à leur maman pour leur plus grande joie.

La femelle du gendarme est la Gendarmette Bouffette de Pévette, capable elle aussi de bouffer votre PV si vous l’accommodez avec une petite sauce vinaigrette dont elle raffole.

Pourquoi le gendarme est-il rouge ? Pour cela procédons à une expérience scientifique :

- Prenons un gendarme bleu et lançons-le en l’air pour voir s’il vole correctement. Malheureusement, le gendarme bleu, contrairement à son ennemi le voleur, vole très mal. Il retombe donc lamentablement par terre et devient rouge de honte.

- Prenons ensuite un gendarme rouge et lançons-le en l’air. Il volète au hasard quelques instants et se pose sur le nez du gendarme bleu devenu rouge.

Nous nous apercevons alors que le gendarme rouge n’est pas devenu bleu. Que peut-on conclure de cette expérience passionnante ? Que le gendarme bleu vole beaucoup moins bien que le gendarme rouge, contrairement au gendarme rouge qui est incapable de rédiger des PV.

Le gendarme rouge peut-il s’accoupler avec le gendarme bleu dans l’espoir de donner un petit gendarme violet ?

Nous le saurons dans un prochain épisode intitulé : « est-ce que le gendarme rit dans la gendarmerie ? »

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12 mars 2015

Zanimos 77

L'ORIGNAL

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L’orignal n’a qu’un i. Il serait original s’il en avait deux. Ce qui n’a aucun rapport avec notre propos de ce jour.

Prenons un orignal d’origine et coupons-le en deux. Nous obtenons deux demis orignaux, tout comme le cheval avec lequel nous obtenons une deux chevaux.

Recollons les deux morceaux de l’original sans les mélanger avec ceux du cheval, ce qui serait extrêmement fâcheux pour la véracité de notre exposé.

Que voit-on alors ?

Un animal original, certes, mais encore ? Observons-le de plus près.

Il vous lèche immédiatement la figure et bave sur vos lunettes, ce qui ne simplifie pas l’observation.

Reculons d’un pas et nettoyons nos lunettes. Que voyons-nous alors ?

Rien.

Nettoyons mieux nos lunettes. Que voit-on ?

Des bois.

Car l’orignal a des bois, comme les autres propriétaires terriens. Observons les bois de plus près. Que voyons-nous ?

Des bois. En effet.

Un peu tordus cependant.

Essayons donc de détordre les bois. Il s’avère qu’une fois en l’air, propulsés avec force par les bois en question, il devient très délicat d’arriver à les maintenir suffisamment pour pouvoir les détordre.

Laissons donc les bois tels qu’ils sont et l’animal se calme immédiatement.

L’orignal flotte-t-il ?

Oui, lorsqu’il est sur un bateau. La gravure rupestre ci-dessus le prouve sans contestation possible.

La femelle de l’orignal se nomme la femelle de l’orignal. Ce qui, reconnaissons-le humblement, est original. Le charmant couple s’accouple et le bébé ainsi conçu est nommé bébé orignal, ce qui est également  original en soi.

Les scientifiques spécialisés dans l’étude de l’accélération des particules ne connaissent généralement pas l’orignal. Ils ne peuvent donc pas en parler, ce qui est regrettable.


Notre prochaine étude portera sur l’accouplement du mâle rhino avec la femelle céros.

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Zanimos 76

LE COELACANTHE

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Le cœlacanthe, comme l’ornithorynque, est un animal difficile à écrire sans faire de faute d’orthographe. Doit-on en conclure qu’ils font partie de la même famille ? Que nenni, car l’ornithorynque ne colle pas, contrairement au cœlacanthe qui ne colle pas non plus.

Le coelan… laca… cnathe – appelons-le Jean-Albert  pour plus de simplicité – est un animal aquatique difficile à rencontrer au-dessus de deux mille mètres de profondeur, ce qui réduit considérablement les risques de collision intempestive et inopinée.

Jean-Albert existe.

Pour s’en assurer, procédons à une expérience scientifique :

- Prenons un Jean-Albert et pinçons-le. S’il dit : « aïe ça va pas la tête », nous nous sommes trompés de cœlacanthe et avons pincé Jean-Albert Bouju, fils de Madame Jeanne-Germaine Bouju née Jubou, concierge du N° 123 de la rue Tabaga à Vasy-mais-Doucement.

Ce qui bien évidemment, ne donne aucun résultat notable pour notre expérience.

Arrêtons là l’expérience et observons l’animal :

- Pour cela nous voyons immédiatement qu’il est nécessaire de savoir nager. Si nous ne savons pas nager il est inutile d’essayer d’observer Jean-Albert .

- Si nous savons nager, il suffit de retenir son souffle et de descendre à deux mille mètres de profondeur, pour découvrir les ébats primesautiers de ce bel animal.

La femelle de Jean-Albert est couramment appelée Jeanne-Alberte. Dans le cas contraire, il suffit de l’appeler par son nom de famille, Coelant… latanq… élatanque, mais avec un H quelque part.

L’union de Jean-Albert et de Jeanne-Alberte donne neuf mois plus tard de beaux petits Jeannot-Alberto ressemblant à s’y méprendre à leur maman et à leur papa, ce dont on se fiche éperdument, même si le pédiatre n’a jamais vu ça, comme lorsque Madame Bouju née Jubou a donné naissance à un fils, nommé Jean-Albert Bouju ressemblant à s’y méprendre à un cœlacanthe.

La plupart des scientifiques spécialisés dans l’étude des astéroïdes de Jupiter ne connaissent pas le cœlacanthe, mais connaissent bien Jean-Albert, ce qui n’a aucune importance. 

Notre prochaine étude portera sur les mœurs inavouables des serviettes de bain en Tchétchénie occidentale.

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Zanimos 75

LE DINOSAURE

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La légende populaire raconte que l’origine du dinosaure viendrait de l’assemblage de dix petits nosaures. Mais la science a pu nous prouver que ce n’était pas le cas, en procédant à l’expérience particulièrement scientifique suivante :

- Prenons dix petits nosaures et accouplons-les. Que se passe-t-il ? Rien. Vérifions qu’il y a autant de mâles que de femelles et recommençons. Que se passe-t-il ? Toujours rien. Le nosaure aurait-il un grave problème sexuel ? Serait-il disaurosexuel ?

Laissons donc le nosaure de côté et observons le dino : il est très gros. Est-ce à dire qu’il serait d’origine américaine ? Fréquenterait-il exagérément Mac Do ?

Que nenni, car la datation au carbone 14 a pu prouver sans contestation possible que Mac Do n’avait pas encore inventé le cheese-burger à l’époque où le dinosaure broutait paisiblement les divers palmiers et eucalyptus du pré-colombien.

Cependant, le dinosaure continue à être exagérément gros, ce qui pourrait expliquer la tendance au basculement de la Terre dans le sens contraire à celui de la morale, qui tendrait à démontrer que les périodes glaciaires sont prévues pour les cas extrêmes et que si les grosses bêtes comme le dinosaure continuaient d’exister, on se demanderait comment on ferait pour les caser dans la niche du chien.

La femelle du dinosaure, appelée couramment femelle du dinosaure, est aussi grosse que le mâle ce qui ne simplifie pas les choses. Car les bébés dinosaures issus de l’accouplement des deux grosses bêtes, sont très gros eux aussi dès leur naissance en Mai pré-colombien au Jurassic-Parc.

L’ensemble de la famille dinosaure représentant un poids considérable, les préhistoriens s’accordent à penser qu’il était en effet plus prudent de remplacer ces grosses bêtes – pas très jolies au demeurant – par des animaux plus petits, plus faciles à caser dans les appartements du 18ème arrondissement.

La semaine prochaine, nous étudierons donc la souris et ses dérivés. Merci de votre attention.

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Zanimos 74

LE TIGRE DE L'EUPHRATE

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Le tigre de l’Euphrate a la particularité de vivre dans un lieu qu’on se demande bien où c’est. Qui connaît l’Euphrate, qui peut situer ça quelque part sur la carte mondiale du monde ? Hein ?

Le tigre. Lui il sait.

Car c’est le seul mammifère encyclopédique à quatre pattes habitant de cette région, entre le côté septentrional de par là-bas et le milieu de l’autre côté, mais plutôt à l’ouest.

Le tigre de l’Euphrate est tigré, comme un tigre. Il ne faut donc pas le confondre avec le mouton de Panurge, qui vit dans un autre lieu qu’on se demande aussi où ça se trouve, mais plutôt plus au nord.

Prenons par exemple un mouton de l’Euphrate et confrontons-le à un tigre de Panurge. Que se passe-t-il ? Nous nous rendons compte à ce niveau que nous sombrons dans le doute le plus complet, car nous ne savons pas où se trouve la source de Panurge, contrairement à celle de l’Euphrate que nous ne connaissons pas non plus.

Est-ce à dire que le tigre qui fait partie de cet exposé a plus d’importance que le mouton qui n’en fait pas partie ? Non, car ils ont tous les deux quatre pattes, comme le dindon de la Farce qui n’en a pourtant que deux.

La femelle du tigre est la tigresse. En général elle fait peur, même au tigre, ce qui explique la rareté de cet animal au sein des troupeaux de moutons. Leur accouplement (celui du tigre et de la tigresse) (car il est prouvé que la tigresse et le mouton sont incompatibles, contrairement à l’âne et à la jument qui n’ont rien à faire dans cet exposé) donne un bébé tigre couramment nommé Gudruche, surtout dans le sud-est.

Gudruche n’aime pas son nom, c’est un fait, mais est-ce suffisant pour expliquer l’extinction de ce bel animal très tigré ?

Non.

La semaine prochaine, nous étudierons donc autre chose pour nous changer les idées.

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Zanimos 73

Le lion de l'Atlas

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Le lion de l’Atlas (en latin lionus atlasus) est un animal tellement en voie de disparition qu’il a carrément disparu, ce qui est regrettable. Doit-on en conclure qu’il est impossible de l’étudier ? Que nenni, car la légende raconte que c’était un lion tellement gros qu’il était carrément plus gros que les autres. Ce qui n’est pas rassurant avouons-le, car un animal aussi gros ne peut tout de même pas se cacher indéfiniment et pour se nourrir il peut s’attaquer à nos fils et nos compagnes, qui n’y sont pourtant pour rien.

Le lion de l’Atlas vivait dans l’Atlas, mais pas celui du Petit Larousse. Pour s’assurer de cela, procédons à une expérience scientifique :

- Prenons un lion de l’Atlas et demandons-lui où il vit. Dans la plupart des cas il ouvrira des yeux étonnés pendant une seconde avant de vous dévorer.

- Prenons-en donc un autre et demandons-lui autre chose, par exemple que pensez-vous de l’évolution exponentielle de la politique humanitaire au sein du repeuplement de gauche dans le cas où il tendrait à pencher vers la droite peu à peu ? Dans la plupart des cas il ouvrira des yeux étonnés pendant une seconde avant de vous dévorer également.

Doit-on en conclure que le lion de l’Atlas est politiquement incorrect malgré sa disparition ? Que nenni, car il n’est pas prouvé qu’il était inscrit sur les bulletins de vote.

La femelle du lion de l’Atlas est la lionne de l’Atlas, bien qu’elle ait également disparu. L’union du lion et de la lionne de l’Atlas donne des lionceaux de l’Atlas, ayant également disparu. Ce qui tendrait à prouver que cet exposé est nul et sans fondement.

Nous étudierons donc prochainement la sole meunière, qui loin d’avoir disparu se retrouve régulièrement dans nos assiettes. Merci de votre attention.

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Commissaire

ENQUÊTE ANGOISSANTE

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Le commissaire Nouaboire rattacha les fixe-chaussettes qu'il avait gagnés en 1937 à la tombola de Fouissé-les-Pouillots.

- Toc-toc, fit la porte.

- Entrez, fit le commissaire.

Un belle jeune femme entra alors dans le bureau et dit :

- Bonjour mon commissaire.

- Bonjour Madame, que désirez-vous ?

- Voilà, je voudrais que vous enquêtiez.

- Sur qui ?

- Sur moi.

- Qu'avez-vous fait ?

- Justement c'est ce que je voudrais savoir.

- Ah ! C'est louche ! Où étiez-vous hier soir ?

- Pourquoi cette question ? Me soupçonneriez-vous ?

- C'est la procédure normale Madame. Vous êtes notre principal témoin.

- J'étais à mon club d'éducation sexuelle appliquée.

- Quelqu'un peut-il témoigner ?

- Hélas non, car j'y suis allée seule.

Le commissaire se gratta la tête, puis le mollet gauche, car le fixe-chaussette lui causait une légère démangeaison compensée par la satisfaction  d'avoir en face de lui une belle jeune femme, dont la principale particularité était d'être jeune et belle.

- Donc vous n'avez aucun alibi.

- Non mais j'ai droit à un avocat.

- Sémaphore, mettez Madame en garde à vue pendant 24 heures, dit-il à son adjoint. Je reviendrai la semaine prochaine pour l'interroger.

- Ah non, vous ne pouvez pas faire çà, je suis innocente ! S'écria-t-elle.

- Chef, mon nom c'est Nicéphore, pas Sémaphore ! S'écria l'adjoint.

- Commencez pas à faire des histoires et mettez-moi çà en cellule. Ensuite vous irez enquêter auprès du voisinage.

- Bien mon commissaire... heu, le voisinage de quoi ?

- Ne discutez pas, je ne vais pas vous apprendre votre boulot ! Allez ouste, vous devriez déjà être parti !

L'adjoint passa alors les menottes à la suspecte et sortit du bureau avec elle.

- Ouf ! Fit alors le commissaire, en retirant ses fixe-chaussettes, qui décidément lui causaient bien du tracas.

*

*    *

Deux semaines plus tard, le commissaire décida qu'il était temps de faire parler la suspecte. Il s'approcha de la cellule où la belle jeune femme était enfermée et s'aperçut alors qu'elle était beaucoup moins belle qu'auparavant.

- Pourquoi êtes-vous dans cet état, lui demanda-t-il ?

- Eh ben fà fait deux femaines que ve fuis en garde à vuf et que v'ai rien manvé. Ve crois que v'ai attrapé le fcorbut et v'ai perdu mes dents.

- Nous verrons çà plus tard. Etes-vous décidée à avouer ?

- Ben ve fais pas, est-fe que votre enquête a avanfé ?

- A vrai dire non, car j'étais en vacances et mon adjoint avait d'autres chats à fouetter, car il fait partie d'une association de fouette-chats très active.

Et pourquoi êtes-vous si mal coiffée aujourd'hui ? Et même pas maquillée. Vous vous laissez aller !

- Fà fait deux femaines que ve fuis dans fette fellule et v'ai pas mes affaires de toilette. V'y fuis pour rien !

- Votre avocat va arriver, essayez d'être un peu présentable ! Justement le voici !

Bonjour Maître, voici votre cliente qui est notre suspecte numéro un.

- Bonjour. Pourquoi est-elle si sale ?

- Elle se laisse aller, j'ai remarqué çà ce matin.

- C'est regrettable, elle a tout l'air d'une criminelle... de quoi est-elle soupçonnée ?

- Figurez-vous qu'elle ne le sait pas elle-même, alors comment voulez-vous que je le sache !

- Bien. Chère Madame, nous allons donc plaider coupable.

- F'est pas vuste ! Ve fuis innofente !

- Elle répète toujours la même chose, dit le commissaire. N'y faites pas attention Maître.

L'avocat s'approcha du commissaire et lui dit en aparté dans l'oreille gauche : « ne pourrait-on pas passer la suspecte au kärcher ? Elle sent et cela fait mauvais effet au tribunal » Ce à quoi le commissaire répondit : « je n'entends rien de cette oreille. Pouvez-vous répéter dans mon oreille droite ? »

- V'avoue tout ! S'écria soudain la jeune femme, qui reconnaissons-le, n'était plus très belle. V'ai un alibi !

- Quoi ! S'écrièrent en cœur le commissaire et l'avocat. Pourquoi ne l'avez-vous pas dit avant ?

- Parfe que fà me vênait de vous le dire... v'ai paffé toute la nuit du crime sous les 35 perfonnes de mon club d'éducafion fexuelle. V'ai donc 35 témoins.

- Nous sommes donc forcés de la libérer, dirent en cœur l'avocat et le commissaire, tout en esquissant un entrechat de satisfaction pour le devoir accompli, ce qui fit plisser la chaussette gauche du commissaire, mal maintenue par le fixe-chaussette.

- Chère Madame, vous êtes libre.

- Oh merfi, merfi ! S'écria alors la jeune femme plus très belle mais très sale, en sautant au cou du commissaire. Ve favais que vous arriveriez à révoudre fette enquête ! Vous v'êtes le meilleur !

*

*    *

Le ciel couchant se couchait en poudroyant dans les frondaisons frauduleuses et les petits oiseaux verdoyant dans les prés gazouillants.

« Aïe ame eu pour long somme commissaire, qui rentait seul atome », chantonnait notre héros en anglais dont la silhouette élancée se découpait dans le cercle lumineux de la nuit tombante.

(la silhouette de notre héros, pas celle de l’anglais).

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Commissaire

ROMAN POLICIER

 

Le commissaire Nouaboire entra dans la salle et attacha son cheval au bénitier.

- Mademoiselle Isabelle Foufoune, voulez-vous épouser Monsieur Aliby Dineux, absent pour le moment pour des raisons familiales, demanda le curé ?

- OUI.

- Oh la, oh la ! Intervint le commissaire. Comment pouvez-vous être aussi affirmative sans preuves ?

- Bfff blllll, blmmm, répondit la jeune mariée occupée à embrasser le curé, qui s’était gentiment proposé à remplacer momentanément le mari absent.

- Où avez-vous mis votre marié d’abord ? Je vous soupçonne de l’avoir tué afin qu’il soit mort. Pouvez-vous me dire où vous étiez hier soir ?

- J’ai passé la soirée dans la buanderie, monsieur l’inspecteur, avec mes huit enfants, la femme de ménage et son mari, le facteur et le plombier qui réparait la machine à laver.

- Avez-vous des témoins ?

- Heu…

- J’en étais sûr, aucun alibi.

- Si si, mon capitaine, c’est lui, c’est mon Aliby.

- Quel alibi ?

- Mon mari. C’est Aliby. 

Le commissaire se gratta la tête, signe d’intense réflexion. Comment peut-elle avoir un alibi sans Aliby, se demandait-il ? Toute cette affaire semblait louche.

D’ailleurs, la mariée louchait, ce qui ajoutait du beurre dans ses épinards (ceux du commissaire) (il préférait les épinards avec du beurre) (le commissaire).

- Je vous mets en garde à vue, jusqu’à obtention de vos aveux, dit-il.

- J’avoue, répondit-elle en rajustant son corsage que le curé avait dégrafé par inadvertance.

- Ne dis plus rien mon amour, dit alors le curé, c’est moi le coupable.

- Coupable de quoi ? Intervint le commissaire.

- D’avoir tué Aliby, car j’aime Isabelle.

- Donc, elle n’a plus d’alibi ?

- Non, puisque Aliby est mort.

- Isabelle Foufoune, je vous arrête pour meurtre dans l’intention de donner la mort, car vous n’avez pas d’alibi.

- Oh ben zut alors, je suis refaite.

 

Voilà encore une affaire rondement menée, se dit le commissaire en chevauchant son fier destrier vers le soleil levant, sur le chemin poudroyant de la justice parsemé de fleurettes fleurissantes  et de papillons papillonnants.

« I am a poor longsome commissaire qui are going home » ajouta-t-il malhabilement, car il ne parlait pas bien anglais.

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Commissaire

AUTRE ROMAN POLICIER

Les deux cow-boys discutaient.

Le commissaire Nouaboire s’approcha à quatre pattes, s’étant habilement déguisé en cheval afin de passer inaperçu.

« Hi-han », fit la jument de Tom Hate, l’un des cow-boys.

« Meuh » fit la jument de Jim Nastik, l’autre cow-boy.

« Ah nous y voilà, pensa le commissaire. Encore une affaire louche presque résolue ».

« Haut-les-mains », dit-il aux deux hommes, en sortant son Magnum 45 fillette de son sabot gauche.

Mais ceux-ci, n’étant pas habitués à entendre parler un cheval, partirent au galop en pensant « nous ne sommes pas habitués à entendre parler un cheval ».

Le commissaire galopa quelques instant derrière eux, puis s’arrêta essoufflé.

« Il vaudrait mieux qu’on change » dit-il au cheval qui était sur son dos, habilement déguisé en cavalier pour ne pas attirer l’attention. 

Ils changèrent donc et rattrapèrent rapidement les deux cow-boys.

« Haut-les-mains » répéta-t-il, au risque de se répéter.

La jument de Tom Hate leva alors les bras, ce qui désarçonna son cavalier qui perdit son déguisement et s’avéra être l’une des vaches de Jonathan Kejarive, le fermier qui avait récemment porté plainte pour vol.

Car la jument n’était autre que le véritable Jim Nastik, qui était lui-même déguisé en vache déguisée en jument pour passer inaperçu.

« Où est votre complice Tom Hate ?» dit alors le commissaire.

« Je suis là » répondit l’âne déguisé en Jim Nastik et monté sur le dos de la jument déguisée en Tom Hate afin de passer inaperçue.

« Je vous arrête tous les deux pour le vol des vaches du fermier Jonathan Kejarive », leur dit alors le commissaire.

« Nous sommes refaits » s’écrièrent les deux hommes.

« Hi-han » s’écria la vache déguisée en jument.

« Meuh » s’écria l’âne déguisé en vache.

Voilà encore une affaire rondement menée, pensa le commissaire en ramenant tout le troupeau. 

Le soleil rouge poudroyait dans les champs frémissants où les pâquerettes verdoyantes ouvraient leurs corolles à l’azur du firmament frissonnant, lui-même habilement déguisé en horizon lointain, afin de passer inaperçu.

« Aïe ame poor lonesome cow-boy qui rentre atome » fredonnait le commissaire dont la silhouette se découpait dans la lumière du soir et parlait mal anglais.

 

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Commissaire

LE COMMISSAIRE NOUABOIRE AU MAROC (suite suite suite)

Résumé de l’épisode précédent : Monbidet, le cheval du commissaire Nouaboire, n’a toujours pas son permis de conduire. 

« Zim boum boum Youlououloulououou boum boum »

Les musiciens qui suivaient la calèche des mariés continuaient inlassablement leur jolie musique qui incitait Monbidet à suivre le cortège en tressautant dans le rythme. Mais les entrechats du cheval faisaient tomber régulièrement les lunettes de notre héros auxquelles les deux verres manquaient, ce qui nuisait grandement à leur efficacité.

Le commissaire remarqua soudain que l’un des musiciens n’était pas vraiment dans le rythme. Car la musique faisait « Zim boum boum » alors que ce dernier en était à « Boum zim boum ».

« C’est lui, j’en suis sûr, c’est notre fugitif qui fugite en se faisant passer pour un musicien ! Il faut agir ! Agissons-donc ! » se dit-il en éperonnant Monbidet qui détestait çà et se cabra en désarçonnant son cavalier. Le vol plané du commissaire se termina dans la grosse caisse d’où sortaient les « Boum boum », ce qui réduisit instantanément la musique à « Zim youloulououou ».

Les mariés, intrigués, firent alors ralentir la calèche. Le musicien de tête ne s’y attendant pas percuta celle-ci tête la première en avalant son pipeau, ce qui eut pour effet de supprimer les « zim » de la musique qui se trouva réduite aux « youloulououou ». Mais l’arrêt brutal du cortège ayant également surpris les chanteuses des « Youloulououou », celles-ci dans leur élan marchèrent sur les pieds des musiciens qui les précédaient, ce qui produisit des « Ouille ouille ouille » qui gâchaient nettement la chanson en cours. L’une des chanteuse perdit alors l’équilibre et tomba sur le musicien qui venait juste d’arriver à récupérer le pipeau qu’il avait avalé. Sous le choc, ce dernier lâcha le pipeau qui se prit dans une des roues de la calèche.

« Oh, la roue pète ! » pensa le commissaire qui avait du mal à s’extirper de la grosse caisse, d’autant plus que le musicien continuait à taper dessus sans s’apercevoir qu’il tapait en réalité sur la tête de notre ami, ce qui lui fit perdre la branche gauche de la monture de ses lunettes.

La roue péta en effet. La calèche pencha soudain d’un côté et projeta ses nombreux occupants sur le sol. La mariée tomba sur le commissaire qui venait juste de sortir de la grosse caisse et son voile s’accrocha dans la branche droite des lunettes de notre ami. C’est alors qu’à la stupéfaction générale la barbe de la mariée apparut. Car c’était bel et bien le fugitif que recherchaient la DGSE, la CIA et la SNCF !

« Encore une affaire rondement menée » pensa le commissaire en passant les menottes à la fausse mariée.

« Hi-han » pensa le cheval, qui avait beaucoup de mal à penser autre chose ces derniers temps. 

« Aïe ame pour long somme commissaire zim boum boum » chantonnait notre vaillant héros dans le soleil couchant à l’horizon jaune du long retour atome…

FIN (ouf !)

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